J’évalue le risque de devenir indépendante…

Bon, j’ai découvert que je disposais de suffisamment de compétences pour entreprendre (et c’est déjà une bonne chose, même si il y a encore des efforts à fournir). Cela dit, je suis une mère de famille, et aime à penser que je suis une épouse parfaite (pour peu que mon mari n’en demande pas de trop…), avec les charges qui vont avec. :-) Le risque doit donc être évalué.

Entreprendre, c’est bien. A condition de ne pas y engloutir tous les revenus de la famille… Faut quand même pas déconner, comme dirait l’autre.

Donc, c’est avec curiosité que j’ai répondu au deuxième test que me proposais Challenge (qui, je le rappelle, m’accompagne dans mon cheminement pour devenir indépendante).

Le cube des risques est outil qui permet d’évaluer les risques que je cours et que je fais encourir à mon ménage en décidant de devenir indépendante…

C’est une questionnaire qui prend quelques minutes à remplir. Mais qui donne des indications précieuses à celui ou celle qui veut entreprendre.

Un risque non négligeable mais maîtrisable

Me concernant, à l’issue du test, le feu est orange (j’eusse préféré qu’il soit vert, évidemment). Ce qui veut dire que « le risque semble non négligeable mais maitrisable ». De toute façon, qui ne tente rien, n’a rien…

Sans vous dévoiler le niveau de vie de mon ménage (je n’ai pas créé ce blog pour tout dire non plus), j’ai appris que, entre la situation actuelle et ma future vie d’indépendante,  pour ne gréver le niveau de vie de la famille, il fallait que je puisse y contribuer à hauteur 1790 euros par mois. Gloups. Quand on démarre de rien, il faut déjà aller les chercher. Cela dit, grâce à la contribution de mon chéri, pour ne pas devoir puiser dans nos économies et faire face à nos charges, il semble que j’ai un peu plus de latitude.

Je suis aussi rassurée en apprenant que pour le lancement de mon activité, je dispose de suffisamment d’économies pour le lancer.

Il restera à vérifier, concrètement, si je n’ai pas été trop optimiste en répondant à ces questions.

Et il n’y a sans doute qu’une manière de la savoir… Il faut que je me lance.

Ce que mes futurs clients sont prêts à payer…

J’évoquais, dernièrement, ma volonté de fixer le juste prix pour chacun des services que je compte offrir. Mais, combien est-ce que je vaux, finalement?

Rude question…

Bien sûr, je suis inestimable (aux yeux de mes enfants, je suis une maman en or, la meilleure de toute…  ;-))

Mais bon, mes deux petits bouts n’ont pas le moindre euro pour me payer. Je me contente de leurs sourires. Et si rien ne peut me rendre plus heureuse que leur amour… ça ne paie pas les courses :-(

Bref, la question à poser, finalement, n’est-elle pas « qu’est-ce que mes clients sont prêts à payer? ».

Si la question est plus précise, la réponse n’est pas plus simple à trouver.

Pour y répondre, on m’a conseillé d’approfondir mon étude de marché. En regardant ce que mes concurrents ont à proposer et la manière dont ils vendent eux-mêmes mes services. Mais aussi en discutant avec d’éventuels prescripteurs.

Peut-être parviendrai-je à définir ma vraie valeur!
Cette idée m’amuse déjà.

Bien plus de concurrents que je ne le pensais…

Dépitée… Moi qui pensais délivrer une offre de service unique… Voilà que je prends conscience que mes concurrents sont terriblement nombreux…

Bah oui, conseillère en énergie! Le métier, en lui-même, me paraissait peu commun. Je me suis dis que, tranquille, je n’allais pas devoir subir une concurrence féroce.

Puis, à Challenge, on m’a poussé à regarder un peu plus loin que le bout de mon petit nez. Si, effectivement, le métier est rare, ceux qui délivrent effectivement un conseil en énergie son nombreux. Les architectes et les ingénieurs conseillent des particuliers et des entreprises à améliorer l’efficience énergétique des bâtiments et à réduire leur consommation… Quand ce ne sont pas directement les chauffagistes, entrepreneurs en bâtiment ou encore ceux qui placent des installations permettant de profiter des énergies renouvelables.

Me voilà belle, avec mes grandes idées.
Comment tu vas convaincre face à des professionnels expérimentés, ma chère ISA?

Cela dit, au niveau de Challenge, on m’a rapidement rassurée. Un service pour lequel on peine à trouver des concurrents révèle peut-être qu’il n’y a pas de besoin et donc de clients… C’est, finalement, plus risqué que d’affronter quelques braves gaillards.

Ils m’ont aussi poussé à affiner plus encore mon positionnement, afin de pouvoir, avec une approche similaire, pouvoir me différencier de ces concurrents. De quoi, encore, alimenter ma réflexion.

 

Créer un business plan… c’est se fixer des objectifs

Pour pouvoir atteindre des objectifs, il faut avant tout se les fixer. Cela peut paraitre bête à dire, mais c’est on ne peut plus évident. Si je décide de créer mon entreprise, ce n’est pas (ou du moins pas uniquement) pour le plaisir de le faire.

J’ai deux enfants. Je souhaite qu’ils puissent grandir dans les meilleurs conditions. Un mari qui me soutient. Mais je tiens aussi à contribuer à la prospérité de notre ménage à ma façon. Je souhaite travailler et gagner ma vie. Finalement, mon activité doit autant contribuer à mon épanouissement professionnel que personnel et au bonheur de ma famille.

Aussi, financièrement, j’ai compris qu’il fallait que je me fixe des objectifs. J’ai donc établi mon business plan, histoire de voir si mon projet est un tant soit peu réaliste.

Il a donc fallu fixer des objectifs de chiffre d’affaires à atteindre…
Mais aussi évaluer les coûts de fonctionnement.

J’ai de la chance, les frais nécessaires pour lancer l’activité ne sont pas nombreux: un ordinateur, une voiture pour me rendre chez le client. Je peux délivrer mes services depuis la maison. Et, surtout, je peux démarrer seule. Je n’ai pas besoin de recourir à du personnel.

Toutefois, je me rends compte que, pour assurer le suivi de l’entreprise, recourir à un comptable ne sera pas un luxe. Mais, c’est un moindre mal 😉

Par contre, considérant l’évaluation de mon risque à entreprendre, et la découverte du revenu que je dois dégager pour le couvrir, je me dis qu’il va déjà falloir en trouver des clients. Et pouvoir fixer le juste prix pour chacun de mes services. Rien que cela, ce n’est pas un mince affaire.

Ai-je les compétences pour entreprendre ?

Ai-je les compétences pour créer mon entreprise? En voilà une bonne question…

Le tout n’est pas de vouloir créer une activité. Encore faut-il en être capable!

J’ai donc cherché à évaluer mes compétences à entreprendre et à développer l’activité qui me tient à coeur.

Challenge, la structure d’aide à la création d’entreprise qui m’accompagne, a développé un outil pour m’y aider.

Après avoir répondu au Cube des compétences, les résultats ont mis en évidence des points forts et des points d’effort. Mon test à moi ne révèle pas de points faibles (c’est déjà ça 😉 ).

Compétences pour entreprendre: mes points forts

Ce qui constituent mes points forts:

  • mes compétences personnelles et pré-requis (j’ai obtenu la note de 3,4/5)
  • mes compétences sociales et en communication (3,3/5)
  • mes compétences en gestion administrative et financier (3,1/5)
  • mes compétences managériales (3,1/5).

Bon, qu’on me dise que je dispose d’autant de points forts… J’en suis la première surprise. J’ose imaginer que mes efforts à gérer maîtriser le budget familial et ma capacité à trouver des solutions aux problèmes de chacun (je parle ici, surtout, de mon mari et de mes deux chéris) y sont pour quelque chose :-)

Compétences à améliorer pour créer mon entreprise : mes points d’efforts

Le cube des compétences met aussi en avant « deux points d’effort » (c’est si joliment dit). Ils concernent:

  • mes compétences organisationnelles (2,7)
  • mes compétences marketing et commerciales (2,6)

Bon, je ne me leurre pas. A regarder les notes, je suis surtout dans la moyenne. Ce qui me fait dire que, des efforts, il va falloir en faire. Mais voici en tout cas de chouettes indicateurs pour orienter lesdits efforts.

Il me reste à affiner ce test avec mon accompagnateur chez Challenge. Cela dit, je suis plutôt rassurée de ne pas être à côté de la plaque. Rester positive.

Entreprendre en bonne compagnie…

Lors de ma visite chez Challenge, Pauline (la conseillère qui m’accompagne dans mon projet de création d’entreprise – suivez un peu… :-)) m’a demandé de répondre à un premier test de compétences, pour voir si j’ai les compétences nécessaires pour entreprendre, et à un second pour évaluer les risques liés au développement de mon projet.

Le premier est le Cube des Compétences.

Le second, c’est le Cube des risques.

Ce sont deux outils gratuits (et sans obligation d’achat 😉 ) . Je  les partage pour les apprentis entrepreneurs que ça intéresserait… Qu’est-ce qu’on dit? « Merci ISA » 😉

Je vais donc m’exécuter. J’y reviendrai prochainement.

Mais, surtout, j’ai découvert une formation organisée dès la rentrée… « Le Village des Créateurs« , qui propose de nous accompagner trois mois durant dans l’élaboration des projets d’une dizaine de créateurs d’entreprise. Je vais déposer ma candidature. Cela peut être une bonne expérience, susceptible de grandement faire avancer mon projet. Puis de me confronter à d’autres personnes qui créent, ça doit être enrichissant.

On est plus fort à plusieurs.
Et, qui sait, peut-être auront-ils besoin de conseils en énergie.

Créer un menu de l’activité que je crée, comme au restaurant

Bon, vouloir créer une entreprise, c’est bien. Mais la concrétiser, c’est mieux. Mon premier rendez-vous auprès d’un conseiller en création d’entreprise de Challenge (ou plutôt d’une conseillère, elle s’appelle Pauline, elle est jeune et fort sympathique) m’a directement rappelé à la réalité.

Pauline a écouté mon idée. Directement, elle m’a ramenée les pieds sur terre. En me demandant comment, très concrètement, le concept allait se traduire à travers une offre… Qu’est-ce que je vais proposer à mes clients ? Avec du recul, il est vrai que derrière l’activité de conseillère en énergie peuvent se cacher énormément de choses…

L’analogie est facile, mais intéressante:

Je serais venue en disant que je voulais ouvrir un restaurant, tout le monde m’aurait directement demandé de quoi, pour quelle clientèle, de quel standing. Italien ou Thaïlandais? Guindé ou convivial?

Menu_du_restaurant_de_l'Éco-Musée_de_l'olivier_de_VolxBref, il me faut aujourd’hui composer le menu de ma future activité: le conseil en énergie. Et cela n’a rien de simple. A moi de détailler une offre de services susceptible de répondre aux attentes des gens.

Vous l’aurez compris, derrière, il faudra fixer un tarif pour chaque plat (ou service de conseil), détailler les ingrédients (ce que comprend chaque service), établir les recettes qui délecteront les clients… Et faire en sorte que tout cela soit rentable. Mais chaque chose en son temps. Commençons par le commencement.

On entre dans le concret. Et tout me met en appétit. Devoir trouver des idées, ça creuse. Tiens,  dès que mon chéri rentre, je vais négocier un petit italien (un restaurant bien sûr). Il me doit bien ça 😉

En attendant, si vous avez des idées, n’hésitez pas!

Le plus dingue, c’est que mon entreprise pourrait voir le jour

Et donc, où en suis-je dans mon cheminement vers la création de mon entreprise en Wallonie. Il y a une semaine, je vous expliquais désirer vouloir bénéficier d’un accompagnement à la création d’entreprise en Wallonie, et notamment des services de Challenge.

Je les ai donc contactés.

Puis j’ai dû compléter un long questionnaire en ligne, avec déjà de nombreuses questions auxquelles je n’aurai jamais pensé spontanément en tant que créatrice d’entreprise débutante que je suis… Mais bon, je n’ai pas prétendu avoir la science infuse. Même si je reconnais que… ce serait plus simple avec la science infuse.

J’y ai donc répondu. Enfin, j’ai essayé d’y répondre au mieux.

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que je sois recontactée. Nancy, la secrétaire de Challenge, m’a précisé que mes réponses avaient été analysées par un conseiller à la création d’entreprise de la structure en vue de préparer un premier entretien.

Déjà, mon projet n’a pas été retoqué par les pros. C’est une bonne nouvelle non? On ne m’a pas renvoyée à mes casseroles (c’est tant mieux… car mes amis vous confirmeront que je bien piètre cuisinière). De là à pouvoir dire que mon projet présente un vrai potentiel… Je préfère attendre de l’entendre pour le croire.

Cela dit, on ne perd pas de temps chez Challenge. Je rencontre un conseiller mercredi prochain. Youhou… :-) Même si je stresse un peu. Ce conseiller ne va-t-il pas me prendre pour une douce rêveuse (pour être gentille avec moi-même) avec mes idées loufoques?

Si j’ai bien compris, il s’agira avant tout d’une première rencontre. Je devrais pouvoir présenter un peu plus en avant mon idée. Et le conseiller de Challenge devrait être un peu plus précis sur les services et la démarche. Il m’appartiendra, derrière de poursuivre ou pas…

C’est un bon début. Finalement, mon projet pourrait peut-être bien voir le jour. C’est ça qui est le plus dingue :-)

Déjà un tas de questions auxquelles je ne m’attendais pas…

Eh beh, je ne savais pas que pour avoir un rendez-vous pour me faire accompagner, il fallait donner autant d’informations !!

Pour rappel, je désire me faire aider pour la création de mon entreprise. J’ai donc contacté une structure appelée Challenge, qui semble offrir un service tout indiqué pour mes besoins d’indépendante en devenir… et en plus, c’est gratuit parce que je suis demandeuse d’emploi (vive la Wallonie 😉

J’ai donc été invitée à répondre à un questionnaire de premier contact, en ligne… Premier constat… Je n’avais pas pensé à la moitié des questions qui m’ont été posées… Décidément, ça demande de cogiter beaucoup pour créer une activité professionnelle. Je savais que cela ne se réglerait pas en un claquement de doigt. Mais là, pour un  formulaire de premier contact, je trouve que ça va déjà loin…

Quelles sont vos 3 principales motivations à mener ce projet?
(Ne plus voir la tête d’un patron… Facile)

Votre conjoint/conjointe, votre famille, vous soutiennent-ils dans le cadre de votre lancement?
(euh, comment vous dire que ma mère me prend pour une folle-dingue).

A quel prix allez-vous vendre vos produits/services?
(euh, quel service déjà :-)

Avez-vous identifié vos fournisseurs?
(on va peut-être commencer par structurer les services, non?)

A combien estimez-vous le coût du lancement de votre entreprise?
(Je pensais, éventuellement, si nécessaire, à une partie de mes économies… enfin, pas de trop, si possible)

Quelle rémunération nette mensuelle espérez-vous atteindre grâce à votre activité?
(Une grosse, évidemment :-)… Mais si je peux déjà faire rapidement vivre ma famille, je serai la maman indépendante la plus épanouie).

Bref, pas simple de penser à cela alors qu’on n’a qu’une idée plus ou moins claire de ce qu’on veux faire.

Je pensais que c’était pour m’aider à répondre à ces questions que servait un accompagnement… Bref, j’étais déjà désespérée à la lecture de ces questions…

J’ai donc rappelé la secrétaire de Challenge (Nancy, si j’ai bien retenu… Car à force de l’appeler pour chaque question, on pourrait vite devenir copine :-), qui m’a expliqué que c’était la procédure, que les réponses à ces questions permettaient de bien préparer le premier rendez-vous. Au final, elle m’a conseillée d’y répondre du mieux possible, en fonction des informations dont je disposais à l’heure actuelle.

Mais bon, ça met la pression.

J’y ai donc répondu, avec des réponses un peu plus sérieuses que celles que j’ai partagées avec vous plus haut… Je vous rassure.

On verra bien ce que ça donne.

ISA

 

C’est décidé… J’y vais… Je crée mon entreprise

Après avoir cogité encore quelques jours… J’ai décidé de contacter une structure d’accompagnement à la création d’entreprise.

Je suis revenue au conseil de mon ami Christophe. Et j’ai donc pris mon téléphone pour contacter la structure d’accompagnement de laquelle il m’avait parlé: Challenge. On a un peu parlé, et j’ai pu exposer mon idée et en savoir plus sur ce qu’ils pouvaient me proposer.

Ils devraient pouvoir m’aider à structurer mon projet. C’est déjà une bonne nouvelle… Ils me proposent un accompagnement dans le temps, avec un conseiller, pour suivre l’évolution de mon projet de création étape par étape… Sympa. Et pour les demandeurs d’emploi comme moi, en plus, c’est gratuit. Cool!

En surfant sur le site, j’ai aussi découvert que Challenge proposait des services pour lancer son entreprise en limitant les risques, une sorte de couveuse, mais aussi des formations qui ont l’air sympas.

J’ai demandé un rendez-vous, pour pouvoir exposer mon projet. La secrétaire de Challenge m’a demandé de d’abord compléter un questionnaire en ligne. Je vais m’exécuter, donc. Mais pas tout de suite. Diego souffrant d’une petite fièvre, je prendrai le temps de le compléter dans la semaine.

On y arrivera, petit à petit :-)